Roland Paskoff, un géographe

Print Friendly

Roland Paskoff, un géographe.


 

Recherches biographiques


Je voulais faire un papier sur un géographe puis je me suis dit qu’il était temps de parler de cet homme qui a réinventé la géographie littorale et qui, grâce à ses nombreux ouvrages généraux mais aussi régionaux, l’a rendue célèbre. J’ai d’abord essayé de rechercher des éléments biographiques sur internet, sans grand succès. Il a donc fallu prendre le chemin de la bibliothèque universitaire de La Rochelle pour tenter d’obtenir des indices. Aucun ouvrage ne traite de la vie de Paskoff, que ce soit globalement ou subrepticement. Les seuls grands géographes pour lesquels on trouve des biographies sont Vidal de la Blache, Elisée Reclus, Pierre Gourou et Philippe Pinchemel entre autres. Je n’allais pas pour autant baisser les bras et je me suis efforcé de trouver les grandes lignes de cette vie de géographe.

 

Le premier ouvrage à consulter quand on fait des recherches sur un géographe c’est le Répertoire des géographes français conçu par Gérard Joly avec la participation de Clarisse Sabbach. En rayon, j’ai trouvé l’édition de 2007. Je ne connaissais pas trop ce type d’ouvrage et j’ai d’abord été surpris de ne pas trouver le grand Paskoff dans cette nomenclature. En effet, n’y sont répertoriés que les géographes encore vivants et qui plus est ceux qui s’y inscrivent eux-même. Paskoff étant décédé le 14 septembre 2005 on l’avait donc retiré de la liste. Je trouvais assez dommage de ne pas laisser ces personnes après leur décès dans une catégorie spécifique. Enfin bon, il n’y était plus et je commençais à me faire du souci pour mon papier. Je finis par accéder à la réserve de la bibliothèque et l’édition de 2002 était introuvable. Seule subsistait l’édition de 1998, on fera avec.

 

Voilà ce qu’on y trouve :

 

Roland Paskoff était en 1998 Professeur d’Université agrégé en géographie. Il enseignait encore à la faculté de Géographie, d’Histoire, d’Histoire de l’Art, et du Tourisme à l’Université Louis Lumière soit Lyon II. Il était membre d’une équipe de recherche nommée UMR-5600 qui effectuait des recherches dans les domaines de l’Environnement, de la Ville et de  la Société. Il avait pour responsabilité d’être le co-rédacteur en chef du « Journal of Coastal conservation ».
Ses recherches en cours étaient les suivantes : Évolution des côtes de la Tunisie depuis le Quaternaire supérieur jusqu’à l’époque actuelle – Étude des milieux naturels du Chili.
Ses spécialités étaient les suivantes : Tunisie, Chili, France méditerranéenne, Littoral, Risque naturel, développement durable, quaternaire. Évolution et aménagement des littoraux.

 

________________________

 

Roland Paskoff est né le 20 octobre 1933 à Oujda, au nord-est du Maroc, près de la frontière algérienne. Il est arrivé en France pour faire des études de géographie à l’université de Bordeaux III. Il y obtient un deug, une licence et un master. Pour réaliser sa thèse, il part au Chili. Sa thèse s’intitule : « Recherches géomorphologiques dans le Chili semi-aride ». Il la soutient en 1970. Épris du Chili, il décide d’y rester et commence à enseigner la géomorphologie littorale à Santiago. Quelques années plus tard, il décide de partir en Tunisie pour faire des recherches. Il est alors le spécialiste incontesté de la géographie littorale. Il y enseignera 15 ans et participera à former une nouvelle génération de géographes tunisiens. Durant cette période il n’hésite pas à enseigner à travers tout le Maghreb. Puis il décide de partir faire de nouvelles recherches à la Réunion pour finalement atterrir à la faculté Louis Lumière, à Lyon II. Ses recherches et son enseignement ne l’empêchent pas d’adhérer à l’Union géographique internationale dans laquelle il a présidé la Commission sur l’environnement côtier, de 1984 à 1992. Il a également été membre du conseil scientifique du Conservatoire du littoral expert auprès de l’UNESCO. Il multiplie les ouvrages qui sont de vrais succès de librairie, surtout les derniers car plus accessibles au grand public (cf bibliographie). Il essayera toujours de comprendre l’évolution du trait de côte, les phénomènes naturels qui influencent les littoraux, puis à la fin de sa carrière il étudiera en particulier les impacts des activités humaines sur les écosystèmes littoraux et les conséquences sur le budget sédimentaire (érosion – gain). Seul bémol, tous les ouvrages de Paskoff ne sont édité qu’en une seule langue : le français.

 

Il profite de sa notoriété scientifique pour dénoncer – toujours de manière intelligente – les politiques publiques défaillantes en matière de protection des littoraux. « Pour préserver les rivages, il existe deux méthodes : l’enrochement et le rechargement. Or, les ingénieurs français optent souvent pour la première solution qui est pourtant la moins bonne. »

 

En fin de carrière, il devient professeur émérite et continue pourtant ses recherches. Il décède juste avant l’ouverture du Congrès sur les systèmes des dunes côtières qui devait se dérouler à la mi-septembre 2005 et auquel il devait présider la session sur les politiques publiques de conservation des côtes. Il est mort brusquement à l’âge de 71 ans et laisse derrière lui une très large recherche qui fait penser aux plus grands. S’il était, durant toutes ces années, le plus éminent spécialiste dans le domaine de la géographie littorale on peut se demander s’il n’étouffait pas la concurrence par son talent.

 

Aujourd’hui de nombreux géographes émergent dans ce domaine, en particulier en France, la plupart formés à Brest, La Rochelle-Nantes et Montpellier. Existe-il un rapport entre la multiplication récente des thèses sur les littoraux et la mort de Roland Paskoff ? En effet, Paskoff était essentiellement tourné sur l’aspect géomorphologique des côtes et maintenant pléthore d’ouvrages à dominante humaine et sociale sont publiés. On peut donc logiquement se demander si le décès de R. Paskoff n’a pas permis aux jeunes géographes français de recentrer le domaine sur l’humain voire même de quitter les littoraux pour prendre la mer…

 

Le prix Roland Paskoff


Depuis 2006, un prix Roland Paskoff est délivré dans les locaux du Conservatoire du littoral à Paris. Il récompense « un travail qui met en évidence, à partir de techniques et de méthodes d’investigation originales, la dynamique des espaces littoraux dans ses dimensions physiques et humaines ». Cette distinction des thèses a été créée à l’initiative des la branche française de la Coastal and Marine Union (EUCC), avec le soutien de la Fondation Procter et Gamble pour la protection du littoral, et la thèse primée est publiée aux éditions L’Harmattan, dans la collection « Milieux naturels et Société’.

Hommage d’Alain Miossec

 

1 – Roland Paskoff est mort subitement le 14 septembre 2005. À l’heure de lui rendre hommage, on peut tenter de saisir ce que fut son apport à la géographie au-delà de la géomorphologie qui demeura toujours sa préoccupation principale, même si aux yeux de beaucoup, il parut sembler s’en éloigner quelque peu. Cet apport fut incontestable et Roland Paskoff laisse un vide ; ce n’est pas parce qu’il eut peu d’élèves que ce vide est apparent : nul, en effet, n’a eu plus d’influence à l’extérieur de la géographie française dans le domaine de la mer et des côtes, du fait à la fois de sa longue carrière à l’étranger et de l’insertion qui fut la sienne, à travers l’Union Géographique Internationale, dans le concert des publications de langue anglaise dont il sut très tôt saisir l’importance.

 

2 – Sa carrière fut classique, depuis la licence à Bordeaux, puis l’agrégation de géographie (1957) jusqu’à l’Université Louis-Lumière à Lyon où il enseigna jusqu’à sa retraite en 1999. Il fit deux longs séjours à l’étranger qui, l’un comme l’autre, le marquèrent profondément. Du Chili où il retourna pratiquement chaque année, il a rapporté une thèse de doctorat consacrée à la partie semi-aride (Le Chili semi-aride, 1970) : il y posa les premiers jalons d’un vif intérêt pour les aplanissements côtiers comme pour les dunes littorales. De la Tunisie, on ne saurait compter, outre les années passées, les articles rédigés, les rapports réalisés et surtout les étudiants encadrés. Ce n’est certes pas un paradoxe, s’agissant d’une personnalité très ouverte sur l’extérieur, mais Roland Paskoff a d’abord eu des disciples en Tunisie où l’on peut dire qu’il a vraiment créé une école de géographie physique des régions littorales. Certes, il sembla délaisser les particularités intérieures. On peut le regretter car, avec la disparition trop rapide de Roger Coque, c’est tout un pan de la géomorphologie tunisienne qui est quelque peu tombée dans l’oubli.

 

3 – La mort change la vie en destin, disait Malraux. Elle fige une action qui était loin d’avoir atteint sa plénitude. Elle nous autorise, amitié aidant (l’amitié doit être « vigilante » disait Roland) et en quelque sorte esprit filial, à tirer quelques enseignements d’une action dont on peut dire qu’elle fut ordonnée autour de quelques pistes dont Roland Paskoff ne s‘éloigna jamais.

 

4 – Il fut et resta un géomorphologue. Il n’oubliait jamais, dans la cacophonie d’une discipline qu’il jugeait trop éclatée, de rappeler que la géomorphologie est une des grandes réussites de la géographie française : il appuyait donc vivement toute démarche naturaliste, même si sa propre trace parut parfois l’en éloigner. À l’image d’un André Guilcher qui exprimait des réserves sur la dérive « gestionnaire » de certains géomorphologues, il se fit longtemps l’avocat d’une recherche approfondie en dynamique littorale, et les travaux de ses élèves furent essentiellement des travaux de géomorphologie. Sa thèse, dont il marquait lui-même dans son introduction qu’elle était souvent exploratoire et posait plutôt les bases de recherches à venir, fut une propédeutique, en quelque sorte un exercice imposé, mais, à la relire aujourd’hui, on mesure combien elle organise la suite. En effet, il consacre une large part de ses observations à la côte des rasas (chapitre III) et il y reviendra à plusieurs reprises par la suite ; il y décrit les vastes aplanissements littoraux, les étagements, les rapports complexes entre formations marines et continentales dans les embouchures des rios. Son approche quelque peu fixiste fut contestée, mais la réalité des aplanissements reste partout spectaculaire et pose la question de l’importance et de la forme du soulèvement de la partie émergée de la marge active chilienne. Il aborde aussi les changements climatiques. Il accordera en revanche moins d’attention à la dynamique actuelle, sauf en ce qui concerne les dunes, actuelles bien décrites et anciennes dont la position relative aux formations marines fait déjà l’objet de lectures attentives. Il donne ainsi une chronologie pour la côte chilienne qui marque une étape importante de la recherche internationale tout en posant les bases de recherches ultérieures.

 

5 – Le séjour tunisien confirme cette orientation, l’enrichit tout en ouvrant de nouvelles perspectives. Il se consacre à trois grands domaines : la ligne de rivage actuelle et passée, la morphologie des dunes et les évidentes conséquences de l’anthropisation des côtes, l’impact des « aménagements » comme le précisera le sous-titre de son manuel sur les littoraux (première édition de 1985). Le plus important à mes yeux reste l’ouvrage sur les côtes de la Tunisie consacré en fait aux Variations du niveau marin depuis le Tyrrhénien (Collection de l’Orient méditerranéen – Lyon 1983). Co-rédigé avec Paul Sanlaville, il synthétise dix années de longs parcours sur les côtes où se met en place une chronologie longuement débattue – et parfois vigoureusement débattue ! Tout le littoral est prospecté : R. Paskoff en profite pour initier Ameur Oueslati à ce qui sera son terrain de thèse, pour débattre avec quelques-uns et devant les étudiants des interprétations possibles ; il avait l’art d’exposer et la passion d’enseigner ; avec cela un esprit clair et le mépris de tous les jargons qui polluent la discipline et, comme d’habitude, affaiblissent les plus faibles. Au bilan, on retiendra : des «formations» témoins de phases de morphogenèse significative – Réjiche, Douira, Chebba du nom des sites éponymes – ; une extrapolation prudente à d’autres rivages de la Méditerranée dans un contexte riche d’études sur tout le pourtour de cette mer. C’est alors qu’il organise dans le cadre de l’INQUA et dans celui de la commission de l’environnement côtier de l’UGI où il va beaucoup s’investir, une grande excursion scientifique rassemblant maints spécialistes internationaux (1979). Un nouveau front s’ouvre. Cette période le voit également travailler sur les variations récentes du niveau de la mer, celles de l’Holocène et surtout celles que la présence de ruines archéologiques permet d’interpréter. On croise alors les pulsations positives et négatives de la mer et les légers mouvements tectoniques qui affectent les rivages méditerranéens dans cette aire peu mobile du golfe tunisien. De l’étude des variations du niveau de la mer à la patrimonialisation de certains sites, il y a un pas que deux décennies d’une autre aventure rempliront. Un article prometteur publié avec Jean-Marie Miossec sur Jerba montre aussi combien le développement touristique altère ou dégrade la ligne de rivage et combien les « aménagements » ont souvent un effet décisif. Là encore, il faudra du temps et le retour en France pour que se précise cet axe novateur (mais bien dans l’air du temps)…

 

6 – De son arrivée à Lyon en 1985 à sa brutale disparition, il incarne assez largement une démarche originale. S’il fut proche d’André Guilcher, il n’en fut pas l’élève et n’appartenait pas à l’école brestoise. Roland Paskoff est plus l’homme d’une action que d’une équipe, même si les relations avec lui pouvaient être chaleureuses, même s’il rédigea maintes publications en collaboration, soucieux fort sagement d’intégrer les jeunes chercheurs dans le concert de la recherche. Il aimait débattre (et pas seulement de géographie), c’était un vrai libéral incarnant ainsi la liberté qu’il entendait conserver et fortement respecter chez les autres. Il ne « construisit » donc pas une équipe alors que tout l’y autorisait à un certain moment. Il préféra rédiger, selon le rythme régulier qu’il s’imposait, les manuels qui vont le faire connaître au-delà du cercle des spécialistes. Ces manuels sont exemplaires : clairs, précis, riches de l’expérience personnelle dont témoignent les photographies toutes différentes qui illustrent chacune des éditions des « littoraux », nourris enfin de très nombreuses lectures, principalement en anglais. Le premier est le « Que Sais-je ? » consacré à l’Érosion des côtes (1981) ; suivront Les littoraux, impact des aménagements sur leur évolution et Côtes en danger, sans doute le plus original, pour l’époque, en langue française. Il est vrai qu’il eut alors un fort engagement au sein de l’Union Géographique Internationale dans la commission que dirigeait Eric Bird auquel il succédera : de là l’enquête sur l’érosion des côtes et les idées qui se développent alors, preuves à l’appui, sur la fin de l’abondance sédimentaire et la nécessaire gestion durable des stocks existants. Sa familiarité avec les États-Unis et la pratique de la langue anglaise lui valent, au cours de colloques divers, de parcourir les îles-barrières américaines et de devenir aussi un des référents du Journal of Coastal Research. Il conforte ainsi son expérience des formes de progradation et surtout de régression des cordons littoraux.

 

7 – Via ses ouvrages, écrits aussi pour le grand public (ou plutôt – et que beaucoup s’en inspirent ! – compréhensibles par le grand public), Roland Paskoff a su atteindre ceux qui se préoccupent de la gestion, qu’ils la contestent (les courants environnementalistes) comme ceux qui prennent les décisions dans un contexte difficile, les élus. Libéral mais engagé plutôt du côté de ceux qu’inquiète le « littoral d’empoigne » (heureuse formule), il est approché par le Conservatoire du Littoral dont il devient vite par sa disponibilité et son esprit concret un incontournable acteur de la protection du littoral, en France mais également là où l’exemple du Conservatoire fait école, et ce n’est sûrement pas un hasard si la Tunisie et le Maroc (où il naquit) furent de bons élèves. Il mit au service d’une cause très collective sa science, son savoir très comparatif, car puisé à la source de nombreux pays, et son sens du dialogue. Il multiplia les interventions dans des colloques et s’il donnait parfois l’impression de toujours exposer les mêmes problèmes (avec le même talent pédagogique), c’est qu’il avait la conviction de faire avancer une cause à laquelle il croyait ; j’en suis tout à fait persuadé, et on lui doit certainement une forte avancée à la fois scientifique et médiatique autour de la question de l’élévation contemporaine du niveau de la mer et des risques associés. Un grand colloque tenu à Arles en 2000 en témoigne, comme ses dernières « petites » livraisons dans la collection du Pommier où ses deux livres (Jusqu’où la mer va-t-elle monter ? et Les plages vont-elles disparaître ?) ne pouvaient faire sourire que ceux qui ignoraient tout ce que cette « réduction » pouvait avoir de métabolique.

 

8 – Chercheur engagé, enseignant, expert auprès de l’UNESCO, membre du conseil scientifique du Conservatoire du littoral, il fut l’expression d’une géographie ouverte sur le monde et soucieuse d’éclairer les décideurs comme d’éduquer les hommes. Roland Paskoff restait un géographe et c’est parce qu’il avait cette culture patrimoniale de la géographie qu’il sut rayonner au-delà des frontières académiques. Il put passer pour indépendant : il le fut de maints courants certainement, par choix revendiqué. Il laisse un grand vide parce que dans ce qu’il fit, il était irremplaçable. Il n’était pas homme de réseaux, il n’a donc pas de successeur désigné : quelques élèves qui prendront la relève, à leur manière. Le bilan est, au regard de quelques décennies, impressionnant : plus de trois cents articles et notes diverses, quinze livres, des idées lentement mûries qui diffusent dans l’ensemble des divers acteurs en charge du littoral, un engagement européen au sein de l’EUCC (European Union for Coastal Conservancy) dont il fut le dernier président de la branche française et qu’il lia dès l’origine avec le Journal of Coastal Conservation. En soi, ce titre résume l’homme, et c’est comme un hommage.

 

Bibliographie de Roland Paskoff

 

1970 : Recherches géomorphologiques dans le Chili semi-aride.
1985 : Les Littoraux : Impact des aménagements sur leur évolution, Masson
1992 : 2e édition Ed L’Harmattan,
1998 : 3e édition Ed. Armand Colin, Coll. U, Série Géographie.
1992 : Côtes en danger. Ed. Masson.
2004 : 2e édition : L’Harmattan, 2004
2001 : L’Élévation du niveau de la mer et les espaces côtiers: le mythe et la réalité Ed. Institut océanographique
2004 : Jusqu’où la mer va-t-elle monter ? Ed. Le Pommier, 2004. Coll. Les Petites Pommes du Savoir
2004 : Les Plages vont-elles disparaître ? Ed. Le Pommier, 2004. Coll. Les Petites Pommes du Savoir
« En France comme ailleurs dans le monde, beaucoup de plages sont actuellement en cours d’érosion et elles cèdent du terrain sous les assauts de la mer, au point que peut se poser le problème de leur longévité ». Le géographe Roland Paskoff fait le point sur l’érosion de nos plages. Le phénomène est principalement naturel même si des équipement ou des activités humaines peuvent l’accélérer. Que faire ? Éloigner les aménagements humains quand c’est possible. Sinon il faudra apporter artificiellement des sédiments. Le constat n’est pas optimiste. Mais il faut saluer ce petit livre (59 pages), qui dans un texte bref, clair et parfaitement accessible fait le point sur une vraie question environnementale sans tomber dans le sensationnalisme. A lire sur le sable !
2007 : L’Érosion des plages : les causes, les remèdes Ed. Institut océanographique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*